Gagner dignement sa vie
De meilleurs salaires
Cela peut prêter à sourire : dans le secteur Non Marchand, nous marchons beaucoup ! Quand? Lors d’actions pour revendiquer des meilleures conditions de travail auprès des différents Gouvernements. Ces derniers proposent rarement d’initiative les moyens pour les améliorer. Plusieurs accords sociaux sont à négocier car chaque secteur est sous la compétence d’un niveau de pouvoir différent (fédéral, régions, communautés). C’est ainsi qu’à chaque législature, nous devons négocier des accords sociaux pour obtenir des budgets, notamment pour augmenter les rémunérations.
Pour le SETCa, les salaires dans les secteurs du Non Marchand doivent être attractifs et équitables! C’est pourquoi, nous défendons des barèmes minimums sectoriels, en fonction du contenu de votre fonction et de son évolution. Le dispositif IFIC (www.ific.org) est une méthode qui permet d’évaluer le contenu des fonctions et d’ainsi les valoriser de manière équitable et ce quel que soit le secteur du Non Marchand dans lequel vous travaillez. A travail égal, salaire égal.
La classification de fonctions IFIC et le modèle salarial sont déjà implémentés dans certains secteurs, notamment dans les soins de santé (hôpitaux, maisons de repos, soins infirmiers à domicile, …). Ceux-ci doivent bien entendu encore évoluer. Mais d’autres secteurs n’offrent pas encore les barèmes sectoriels à hauteur de ceux des soins de santé.
Or, avec l’austérité budgétaire défendue par les Gouvernements, nous n’avons à ce jour aucune nouvelle sur des budgets pour négocier de futurs accords sociaux entre interlocuteurs sociaux des différents secteurs, notamment en Région wallonne et en Fédération Wallonie Bruxelles.
Des contrats de qualité
Gagner dignement sa vie, cela passe aussi par des contrats de qualité. Des contrats de qualité, ce sont des contrats à durée indéterminée et à temps plein. C’est ce que nous revendiquons ! Des contrats de travail à durée déterminée et/ou à temps partiels ne vous permettent pas de faire des projets sur le long terme et peuvent, avec les réformes successives au niveau de la pension et du chômage, avoir des incidences sur vos droits futurs.
Une valorisation des heures inconfortables
Certains secteurs nécessitent une flexibilité plus importante. Cette exigence de flexibilité doit être cadrée au maximum, mais aussi valorisée.
Travailler dans le secteur des soins, de l’aide sociale ou du secteur socioculturel n'est pas toujours un travail classique de 9 h à 17 h, nous le savons. Nous devons rester attentifs à cadrer au maximum cette flexibilité au bénéfice des travailleurs. Les indemnités versées aux travailleurs pour leur flexibilité sont trop faibles. Nous exigeons une augmentation substantielle de toutes les primes pour le travail le soir, la nuit, le week-end et les jours fériés. Nous exigeons également une prime sectorielle fixe pour les changements de planning de dernière minute (avec l'accord du travailleur) et une compensation équitable pour les services de garde et les permanences.
Un treizième mois pour tous
Le SETCa souhaite également un treizième mois à part entière pour tous, y compris dans les secteurs, où il fait encore défaut (accueil de l’enfance, socio-culturel, aide aux familles, …).
Des indemnités de déplacement à hauteur des frais
Les frais de mobilité ne doivent pas coûter aux travailleurs quel que soit le métier ou le secteur ! Les professionnels, notamment de l’aide à domicile, ne doivent pas payer de leur poche pour se rendre chez les bénéficiaires. Les frais de déplacement doivent être totalement couverts à hauteur du plafond maximal légal d’indemnité et ce dès leur domicile pour les professionnels qui se rendent chaque jour de porte à porte pour aider les gens.
Une prise en compte de l’ancienneté
Nous exigeons une réglementation contraignante dans tous les secteurs concernant la prise en compte de l'ancienneté. De cette manière, vous ne perdez pas votre ancienneté si, par exemple, vous passez d'aide-soignant à domicile à aide-soignant dans une maison de repos. Nous augmentons ainsi la mobilité des travailleurs dans le secteur social et évitons que des travailleurs compétents ne se tournent vers d'autres secteurs.
La prime syndicale
Pour bien fonctionner et défendre les intérêts des travailleurs, une organisation syndicale a besoin des cotisations de ses membres. Les affiliés à l’organisation syndicale peuvent récupérer une partie de leur cotisation grâce aux primes syndicales. Nous exigeons que ces primes soient portées au maximum légal de 145 euros par an.
