Le secteur de la santé mentale fait face à des défis de plus en plus grands. Les listes d'attente sont interminables et les travailleurs sont à bout de souffle. Pourtant, la pression continue d'augmenter en raison de systèmes de financement qui se concentrent sur le nombre de contacts en face à face plutôt que sur la qualité. Les travailleurs sociaux se sentent stressés, tandis que les usagers doivent attendre de plus en plus longtemps.
La SETCa exige un financement stable et transparent, afin que les organisations puissent se concentrer sur les soins plutôt que sur les chiffres. Les systèmes tels que le financement par personne ou par activité doivent être supprimés : ils ne font qu'augmenter la charge de travail et réduisent les prestations à une simple question de « productivité ».
Les travailleurs doivent pouvoir compter sur des salaires plus élevés et des indemnités correctes. Cela implique une consolidation du barème salarial IF-IC, des indemnités maximales pour le télétravail et des indemnités de déplacement plus élevées. La prime syndicale doit également être augmentée jusqu'au maximum légal.
Le secteur a un besoin urgent de personnel supplémentaire, notamment pour le soutien administratif, afin que les thérapeutes et les accompagnateurs puissent consacrer toute leur énergie aux usagers. Des horaires prévisibles et réalisables sont nécessaires pour que la profession reste attrayante.
En outre, nous demandons des investissements structurels dans la formation, le coaching et l'accompagnement. Chaque employé doit avoir accès à un budget de formation individuel renforcé et augmenté. Des mesures en faveur de la carrière, telles que l'extension du régime 45+, le renforcement du crédit-temps et la possibilité d'un accompagnement de stage et de parrainage, sont essentielles pour soutenir les employés et rendre le secteur plus attractif.
La santé mentale ne peut pas attendre, et les personnes qui fournissent ces soins ne doivent plus attendre non plus.
