Pas de profits sur le dos de l’action sociale et de la santé
Les pratiques de gestion axées sur les résultats visant à maximiser les profits s’infiltrent dans les secteurs non-marchand. Le SETCa continue de préconiser une forme de gestion constructive et solidaire envers les travailleurs de tous les secteurs.
Les soins et le bien-être ne sont pas des produits commerciaux, mais des droits fondamentaux. Pourtant, nous constatons de plus en plus souvent que des subventions sont détournées vers des actionnaires, des consultants ou des groupes commerciaux de soins résidentiels qui recherchent et distribuent des profits . En conséquence, des travailleurs voient leur travail devenir de plus en plus pénible, tandis que les résidents et les bénéficiaires font les frais des économies réalisées. La qualité des soins diminue, la facture augmente. Dans certains centres de soins résidentiels, il manque même des vêtements de travail de base, tandis que les exploitants commerciaux réalisent des bénéfices.
Nous adoptons une position claire à cet égard. Pas de profits pour les actionnaires, pas de sous-traitance clandestine via des intérimaires, des frais de gestion ou des consultants. L'argent destiné aux soins doit aller aux soins, et à rien d'autre. C'est pourquoi nous demandons des inspections plus strictes, des limites à la distribution des bénéfices aux actionnaires et une transparence totale des flux financiers dans les groupes commerciaux. Toutes les formes de commercialisation doivent être identifiées et combattues.
Les subventions doivent être stables et transparentes, afin de favoriser la coopération plutôt que la concurrence entre les organisations. Les bénéfices réalisés doivent être réinvestis dans le secteur : dans plus de personnel, de meilleurs bâtiments, des énergies durables et une meilleure qualité des soins. Les emplois flexibles n'ont pas leur place dans le secteur des soins : les soins ne sont pas un revenu d'appoint, mais une profession qui exige stabilité, formation et reconnaissance.
En mettant un terme à la commercialisation, nous garantissons que les soins de santé sont à nouveau centrés sur le bénéficiaire et le prestataire de soins.
Pas d’austérité mais un investissement massif dans le secteur Non Marchand
Des alternatives économiques et fiscales existent. Nos économistes au sein des organisations syndicales travaillent sur des alternatives. Nous exigeons qu’elles soient discutées pour développer notre bien commun au service des citoyens, e, le gardant accessible et humain.
