L’aide à domicile est indispensable pour soutenir les familles, les personnes âgées, les personnes en perte d’autonomie physique, mentale ou sociale dans leur vie quotidienne. L’aide à domicile permet de rester le plus longtemps possible chez soi, malgré ces vulnérabilités.
Le travail, seul à domicile, des professionnels du secteur peut être pénible, étant donné les exigences physiques et mentales qu’il exige. Les rémunérations ne sont pas suffisamment attractives malgré leur grande responsabilité et leur autonomie.
Le SETCa revendique de meilleurs salaires selon le modèle salarial dans les soins de santé (IFIC), la reprise de l’ancienneté complète lorsque le travailleur change d’employeur.
Les heures inconfortables (les soirées, nuit, week-ends, jours fériés) des aides familiaux·iales et des gardes à domicile doivent être davantage valorisées par un supplément plus important.
Dans un protocole mobilité signé avec les employeurs, nous avons exigé que les frais de mission soient remboursés à hauteur du plafond légal maximal, et ce dès le domicile du prestataire de l’aide. Il est hors de question de payer pour aller travailler. Les autres frais doivent être pris en charge à 100% : frais de parking, utilisation du vélo ou des transports en commun.
En ce qui concerne l’organisation du travail, nous constatons qu’avec les années, les prestations sont de plus en plus courtes et nombreuses. Comment les prestataires de l’aide peuvent remplir leur rôle de prévention si les prestations sont trop courtes pour passer du temps avec les bénéficiaires ? Bénéficiaires dont les profils sont de plus en plus complexes et variés.
Ce qui rendait le secteur attractif il y a quelques années, c’était la possibilité de concilier la vie privée et la vie professionnelle. Même si le contexte change avec l’évolution des besoins, il faut pouvoir maintenir un équilibre.
Etant donné, les situations de plus en plus complexes rencontrées sur le terrain, les professionnels du secteur doivent pouvoir bénéficier de formations de qualité. Chaque travailleur doit pour suivre 5 jours de formation par an.
Des projets de reconversion professionnelle doivent pouvoir être possibles pour des prestataires de l’aide (aide ménager, aide familial, garde à domicile) ou tout autre prestataire. Des stagiaires et de nouveaux engagés ne doivent pas se retrouver seuls à domicile dès leur entrée en service. Un accompagnement doit être organisé avec leurs pairs.
Chaque professionnel doit être reconnu dans son expertise et être consulté dans le cadre de réunion de coordination entre prestataires de l’aide, mais aussi avec d’autres professionnels.
